De Hanoi à Saigon – En famille au Vietnam


Les échoppes qui vendent un peu partout des petits trucs bizarres à grignoter – les chapeaux coniques – piquer une tête dans la baie de Halong – les bloiiing ! bong ! toc ! de la musique traditionnelle – pédaler dans la campagne – le tai-chi du matin – le massage des pieds – les buffles des rizières – les embouteillages de mobylettes – dîner chez des gens – dormir sur un bateau – la Cité interdite de Huê – les piscines – pêcher des crabes – le pont-pagode de Hôi An – le banh mi, sandwich vietnamien…

JOUR 1

VOL POUR HANOI

JOUR 2

HANOI

Accueil, aide aux formalités et transfert. Installation pour deux nuits à Hoan Kiêm, le vieux centre. L’hôtel équilibre bien ambition de standing et atmosphère familiale. La décoration ne bouscule pas les codes asiatiques en vigueur, mais elle a su les aménager avec élégance. Le beau volume des chambres les rend propices à une occupation tribale. Leur niveau de confort et d’équipement est excellent. Pour récupérer après le vol, on a recours aux services du spa – massages variés et pro – ou aux appareils de la salle de gym. La cuisine vietnamienne moderne du restaurant fait une entrée en matière à la table nationale, tendance Huê. On se régale d’emblée. Et, pour partir à l’aventure, on loue des vélos.

JOUR 3

HANOI

Déjà prévu au programme – Initiation au tai-chi. Dès le petit jour, on rejoint un groupe de pratiquants pour une séance d’apprentissage des rudiments d’un art martial auquel on peut s’adonner de 7 à 77 ans. Gymnastique désormais, plus que technique de combat, le tai-chi fait partie de l’art de vivre asiatique. Visite du centre historique. En compagnie d’un guide privé, on se balade à pied au bord du lac Hoan Kiêm, tout proche de l’hôtel. Un paysage d’idylle en pleine ville, même si la légende de l’épée restituée et le B52 qui rouille au fond du lac rappellent les guerres de libération nationale. Le temple Ngoc Son, fondé au XVe siècle, dédié aux pères du confucianisme et du taoïsme, ainsi qu’au héros Trân Hung Dao, attire encore des fidèles nombreux. Et puis, il y a le quartier traditionnel des trente-six corporations. Autrefois, artisans et commerçants étaient répartis rue par rue selon leur domaine d’activité. Le système n’a plus cours aujourd’hui, mais il a laissé des traces d’habitude et demeure animé et pittoresque.

JOUR 4

HANOI – BAIE DE HALONG

Transfert à Halong et embarquement sur une grande jonque de style traditionnel. D’un point de vue technique, le bateau est moderne et répond aux critères de sécurité les plus stricts. Les cabines offrent d’excellentes conditions ; elles ouvrent sur l’extérieur par de grandes fenêtres. Bois ciré et mobilier néo-indochinois plantent le décor du bord. Dans l’entrepont, le bar et la salle à manger procurent ses espaces privilégiés à la sociabilité de croisière. Le chef est un professionnel, qui sait sa cuisine vietnamienne comme ses classiques internationaux. Du pont, où les enfants renouent avec l’âge d’or des explorateurs, on contemple un paysage fantastique : deux mille îlots calcaires empanachés de saxifrages et crevés de grottes mystérieuses. Les dauphins viennent nager autour de la jonque ; le soir, les chauves-souris font dans l’air bleu de brusques embardées. Nuit et repas à bord : c’est la baie qui régale !

JOUR 5

BAIE DE HALONG – HANOI – HUÊ

Le matin, on découvre le paysage « fumant », la brume qui part en lambeaux donnant à la navigation un caractère irréel. Retour au port. Route pour Hanoi à travers les rizières et vol pour Huê. Installation pour deux nuits dans un village au sud de la ville. L’hôtel actualise l’architecture locale, avec les éléments du confort contemporain. La décoration des chambres oscille entre minimalisme tropical et tradition. Dans le jardin, une petite et une grande piscine. Jacuzzi, sauna, bain de vapeur, salles de massage, de méditation, de yoga : le secteur bien-être se tient. La salle à manger principale, hypostyle, est le cadre d’agapes vietnamiennes fusion dignes de la glorieuse cuisine de Huê.

Déjà prévu au programme – Visite privée de Huê. L’ancienne capitale des Nguyên est littéralement extra ordinaire. L’impressionnante citadelle, au bord de la rivière des Parfums, contenait la Cité pourpre interdite réservée à l’empereur. Gravement endommagée pendant l’offensive du Têt (1968 – cf. la seconde partie de Full Metal Jacket, de Stanley Kubrick), elle conserve néanmoins beaucoup d’allure et une vraie dignité impériale. Le quartier français, avec ses avenues ombragées et ses bâtiments Troisième République, relève d’un autre empire. Aujourd’hui, on y commerce frénétiquement. L’animation du marché Dong Ba désoriente un peu, mais ravit. A trois km de la citadelle s’élève l’un des symboles de la cité, la pagode de la Dame céleste (XVIIe siècle).

JOUR 6

HUÊ

Déjà prévu programme – Un atelier de fabrication de cerfs-volants. Ces aérodynes, comme disent certains parents soucieux de précision (ils les opposent aux aérostats), sont de tradition au Vietnam. On les fait voler à la fin de la saison des pluies pour saluer les beaux jours et appeler des récoltes abondantes. Les forces de la nature se plaisent aux évolutions de ces engins légers et colorés qui ne tiennent qu’à un fil. On assiste au montage traditionnel, et à la décoration, par des artisans spécialisés. Jeu d’adresse sur nos plages – et qui ne dure que ce que dure la patience paternelle – le cerf-volant appartient ici aux affaires sérieuses, puisqu’il contribue au bon ordre de la nature.

En option – Un cours de cuisine vietnamienne.

JOUR 7

HUÊ – HÔI AN

Transfert à Hôi An. Installation pour quatre nuits au bord est de la ville. Dans la rizière. L’hôtel, simplement mais joliment aménagé, se plait à mêler notes champêtres et urbaines. Il en résulte un je-ne-sais-quoi décontracté et aimable, que renforce l’attitude prévenante et sympathique du personnel. Les chambres, nettes, affichent le même esprit. Certaines d’entre elles ont une salle de bain intérieur / extérieur. Le restaurant reflète fidèlement les options maison. La situation permet de vivre au rythme de la campagne ; les promenades à vélo, prêté par l’hôtel, conduisent grands et petits sur des chemins buissonniers. Et, au retour, plouf, dans la piscine.

JOUR 8

HÔI AN

Cet ancien comptoir de la soie et de la céramique s’est conservé dans la diversité que les négociants asiatiques et européens y ont apportée. Les grandes heures du commerce international ont passé, mais on achète et on vend toujours dans les boutiques, sur les quais et dans les sampans, les produits de l’agriculture et de la pêche. L’Unesco a inscrit au patrimoine mondial l’héritage architectural de la ville : pont-pagode japonais (XVIe siècle), maisons coloniales françaises, maisons de marchand chinoises, etc. Les choses se font encore en partie comme avant et un certain romantisme sud-asiatique nimbe toujours les promenades sur les quais du Thu Bôn, le long des maisons jaunes. Les gens qui jouent avec leur portable dans les boutiques et les petites motos qui passent ne font que renforcer ces impressions.

JOUR 9

HÔI AN

Déjà prévu au programme – Partie de pêche à Câm Thanh. La forêt de cocotiers inondée de Câm Thanh est le poumon vert de Hôi An et l’habitat amphibie de nombreux animaux. Dans une ambiance détendue, visite des canaux, embarqués dans une nacelle bitumée traditionnelle. Adroitement menée, cette embarcation permet de se glisser partout. Dans le coin, on produit donc de la fibre végétale à partir des palmiers et on pêche. Les voyageurs sont d’ailleurs invités à titiller le crabe à la ligne et à s’essayer au lancer de l’épervier – filet plombé conique. Apéritif face au coucher du soleil après les exploits halieutiques.

JOUR 10

HÔI AN

Déjà prévu au programme – Dîner bio à Tra Que. A trois kilomètres au nord de Hôi An, Tra Que est un petit paradis durable. Les maraîchers du village cultivent sans engrais chimiques des plantes traditionnelles. Pour amender leurs parcelles, ils utilisent une algue d’eau douce. Leur savoir-faire prenant ensuite le relais. Parmi la quarantaine d’espèces produites : coriandre, échalotes, menthe, cresson, renouée, courges, papaye, moutarde. Le résultat de cette activité respectueuse de l’environnement s’écoule surtout dans les restaurants de Hôi An. Après qu’ils aient parcouru les jardins, une famille reçoit les visiteurs à sa table. Belle occasion de goûter d’excellents plats du terroir, mais aussi d’échanger des points de vue avec les hôtes,avec l’aide du guide francophone.

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JOUR 11

HÔI AN – DA NANG – SAIGON / HÔ-CHI-MINH-VILLE

Transfert à l’aéroport de Da Nang et vol pour Saigon. Transfert à l’hôtel. Un building au bord de la rivière de Saigon. Le contraste avec les rizières de la région de Hôi An saisit. La tonalité d’ensemble est internationale : verre, bois clair, lignes simples, teintes crème. Les chambres satisfont aux exigences de confort. Les services répondent aux critères du genre : trois restaurants, salle de sport, terrasse et piscine sur le toit, spa. Le Vietnam appartient au village mondial vertical.

Déjà prévu au programme – Une religieuse bouddhiste de la pagode Kim Lien initie les voyageurs à la calligraphie, que le Vietnam a héritée de la Chine. Papier, encre, pinceau sont les moyens ordinaires d’un art d’écrire encore bien vivant en dépit des claviers. Le soir, A O Show à l’Opéra de Saigon. Le spectacle « nouveau cirque » (les acrobates n’utilisent que les perches de bambou et des paniers de vannerie) plonge avec une époustouflante virtuosité et beaucoup d’humour le spectateur dans la vie des paysans vietnamiens.

En option – Jeu de piste à Hô-Chi-Minh-Ville.

JOUR 12

SAIGON – CÂN THO

Déjà prévu au programme – Le delta du Mékong. Route pour Cai Lây, district rural à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Saigon. De part et d’autre de la route, rizières et vergers. Bien adaptés à la géographie, les habitants du delta tirent parti de l’eau (transports divers) et des terres alluviales (riz, cultures maraîchères et fruits). Pour n’être pas des étals sur une place, mais des rassemblements de barques, les marchés n’en présentent pas moins une riche palette de formes et de couleurs. On embarque pour une promenade sur un bras du fleuve, avant de mettre pied à terre et d’enfourcher un vélo : quelques kilomètres de chemins ombragés et des fruits mûrs (corossoliers réticulés, mangues, pamplemousses, etc.). Déjeuner sur place. Le retour se fait d’abord en sampan, puis en voiture, avec le sentiment d’avoir effleuré un monde singulier. Nuit à Cân Tho, sur le Bassac, un défluent important du grand fleuve. L’hôtel a gardé le nom d’un établissement célèbre de la période française. L’intérieur, confortable et soigné, affiche une déco indochinoise stylisée. Les chambres y gagnent un certain cachet vintage. Une table française et une vietnamienne reçoivent – bien – les gourmands. Le bar jazz la joue cool. Body and Soul sur le Mékong.

JOUR 13

CÂN THO – SAIGON – VOL DE RETOUR

Retour à Saigon. Passage à l’hôtel. Transfert à l’aéroport et vol de retour.